La pomme d’amour du Lot-et-Garonne

« Le bonheur naît du malheur » : un dicton chinois qui raconte un peu l’histoire de la tomate de Marmande.

Le malheur vient de celui qu’on surnomme le « pou ténébrant » : le phylloxéra.
Un parasite qui décime une grande partie du vignoble du Sud Ouest en 1863. Les terres marmandaises sont touchées.

La découverte du remède n’y fera rien : tout à été détruit et le coût exorbitant du replantage ne peut être assumé par les viticulteurs locaux.

Marmande et sa région fontt une croix sur le vin et notamment leur « eau de vie de Carpète », très réputée.

Une reconversion réussie

Les agriculteurs doivent trouver une alternative : ce sera la tomate.

Ramenée des Amériques et très appréciée en Italie ou en Espagne, elle gagne doucement la France. Dans la région, elle n’est pas totalement inconnue et va devenir une vraie manne pour le pays.  
 
Les fruits partent jusqu’à Paris et Londres. Vendues fraîches en période estivale, elles sont transformées en hiver sous forme de coulis, concentrés et conserves.

LA Tomate de Marmande

Au début du XXe siècle, deux espèces cultivées côte à côte s’hybrident : un mélange dont naîtra une nouvelle espèce : la tomate de Marmande.

Deuxième moitié du XXe siècle, la production est exponentielle : un marché au gros est créé à Marmande et la marchandise part directement à Rungis par voie ferroviaire ou par route.

Les professionnels annoncent des chiffres impressionnants : 1529 tonnes en 1954, 10 020 tonnes en 1977.

Fête de la Tomate
 
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